Adhérentes

Portrait adhérente : Plume Magicienne

Plume Magicienne est secrète, mystérieuse, « un peu sauvage » dit-elle d’elle-même. Très présente sur les réseaux sociaux, elle sait aussi préserver le calme et l’intimité de son atelier de peinture. Mais qui est-elle ?

Artiste, Plume Magicienne peut largement le revendiquer, elle a grandi et vécu dans l’univers de la création et de l’inspiration artistique. Les courants classiques, les maîtres, Plume Magicienne les a abondamment explorés. Les techniques aussi : peinture sur soie et sur laine, peinture au crayon, au fusain, à l’encre, à l’aquarelle, à l’huile, à l’acrylique, etc.

Ce qui est arrivé en 2011 est, cependant, venu tout bousculer.

Car c’est au détour d’un voyage en Chine que Plume Magicienne se forge son œuvre la plus récente, celle qui lui correspond probablement le plus. Elle fait, en effet, la découverte de la peinture traditionnelle Xieyi, qui la surprend, la bouleverse, la bouscule. Elle s’y intéresse et se passionne au contact de cette Asie mythique au savoir-faire millénaire.

Pour Plume Magicienne, cet art fait résonnance : Xieyi signifie « écrire l’idée » ou « écrire le sens ». « J’aime, dit-elle, ses traits épurés, vifs, sur le papier de riz. Un peu calligraphiée, un peu naïve, cette peinture si spontanée requiert une vivacité exemplaire, ses tracés sont amples ». Plume Magicienne est conquise, transportée par tous les thèmes et les dégradés privilégiés de la peinture Xieyi : les animaux, les fleurs, les arbres, les paysages. La Nature dans toute sa splendeur et ses variétés.

Voilà qui convient bien à cette Armentiéroise, « humaniste » selon ses propres mots.

Plume Magicienne exerce son geste, apprivoise cette nouvelle pratique et prend le chemin du retour vers la France.

Pas de doute, c’est cette peinture du mouvement et du sens de la vie que Plume Magicienne décide d’importer chez les Ch’tis. Elle fait ses premiers pas vers les amateurs et visiteurs des salons qui foisonnent dans le Nord-Pas de Calais toute l’année, chaque fin de semaine. Et les amateurs peuvent même apprécier ses œuvres en galeries et notamment à la Galerie Art Fresque Povera de Sommières (Gard) ou dans les salons d’Art Contemporain comme Art3f de Bruxelles.

Plume Magicienne s’installe alors dans ces événements comme une parenthèse exotique au milieu des produits de terroirs et des collectionneurs. Elle a du talent, trouve son public auprès des amateurs de pièces uniques revisitées (et accessibles financièrement) et son talent s’illustre par sa capacité à rendre accessible la peinture Xieyi.

Car elle a vite associé art et quotidien. « Faire de l’art pour le quotidien, précise-t-elle, permet de joindre l’utile à l’agréable. Je donne aux objets, une vie artistique intrinsèquement liée à leur vocation utilitaire ».

Sur la porcelaine, en l’associant parfois avec le bois, la dentelle, le verre ou la soie, Plume Magicienne laisse libre cours à la magie de ses pinceaux et propose une collection d’objets peints pour toute la maison. De la cuisine au salon, des arts de la table aux bijoux, Plume Magicienne dessine, mais surtout peint assiettes, bols, plateaux, vases, objets de décoration et tableaux, dans une logique de recréation systématique et de composition de matières.

Chaque pièce est unique, chaque trait de pinceau est savamment posé, chaque souffle de vie donné à l’objet le rend un peu plus personnalisé.

PRIX : Lauréate du Prix Projet Kilda 2018 dans la catégorie « Paysages »

Contact Plume Magicienne :

courriel : plume.magicienne@orange.fr

site : https://plume-magicienne.fr

vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=IXTx5tbp62w


Portrait adhérente : Isabelle Wacrenier

Je m’appelle Isabelle Wacrenier, et j’ai 46 ans.

Mon premier enfant est arrivé il y a un peu plus de 21 ans, alors que je passais le Capes de philosophie. J’ai eu le bonheur que 3 autres enfants rejoignent notre famille. J’ai 2 garçons de 21 et 19 ans, et 2 filles de 9 et 7 ans. La maternité a été un véritable bouleversement pour moi …

Je n’ai jamais été carriériste, fuyant les lignes droites, les schémas pré-établis et trop rigides, et j’ai vraiment eu envie de choisir ma vie, celle qui me convenait et qui correspondait à ce que mon cœur me dictait. Je me suis toujours sentie profondément féministe dans mon désir de vivre la vie qui était la mienne. J’ai pris des congés parentaux à chaque naissance, et me suis essayée à différentes professions, les plus compatibles possibles avec la vie de famille que je désirais. Lors d’un licenciement économique et la quarantaine présente, j’ai ressenti le besoin de me diriger vers un métier artisanal, un métier passion.

J’ai toujours été particulièrement attirée par les bijoux, et moi qui n’aime pas du tout le shopping, j’accumulais les fantaisies, colorées et joyeuses.

Les créer moi-même, voilà une perspective enthousiasmante !

Il me fallait choisir un nom pour ma société, et Apphia s’est rapidement imposé à moi. « La douceur du miel », ou surtout « celle qui porte du fruit », tout un programme à l’aube de ma nouvelle vie …

Celle-ci a commencé il y a 4 ans. Quelle émotion lorsque je suis sortie de la Chambre des métiers et de l’artisanat avec la précieuse déclaration d’auto-entreprise … !

Je pouvais me consacrer pleinement au travail de mes mains, dans mon atelier. Un bureau, des tiroirs regorgeant de trésors, le cadre était parfait pour laisser mon imagination s’évader. Car c’est de la matière que naît l’inspiration, les perles envahissent tout l’espace pour imposer des arrangements, des modèles uniques. C’est pourquoi l’espace me manque souvent et qu’il m’arrive fréquemment d’investir la table de salle à manger … !  

Mon tempérament un peu bohème apprécie particulièrement cette vie si libre, qui me permet de gérer mon temps, de m’adapter au jour le jour aux besoins de mon activité et de ma famille. Je travaille essentiellement pendant le temps scolaire, mais aussi en soirée. L’artisanat est si riche et varié, aucune journée ne se ressemble, il faut continuellement progresser et sortir de sa zone de confort.

Je suis toujours curieuse de nouvelles matières, et cela fera la 3e année que je décline le cuir de poisson, éthique et éco-responsable, sur des bracelets, bagues, colliers, boucles d’oreilles et boutons de manchette. Les peaux de poisson destinées à être jetées sont récupérées chez le poissonnier par une jeune entrepreneuse française avec laquelle je travaille, elle les tanne et les teinte de manière végétale.

Une nouvelle collection a vu le jour l’année dernière, cette fois-ci avec du cuir végétal, de liège, liège et fenouil, et paille, elle aussi éco-responsable. Je n’utilise quasiment que des matières premières européennes, je suis vraiment soucieuse de la qualité de celles-ci et de la satisfaction de mes clients.

Je suis passionnée par la lumière et la couleur, qui s’invitent dans chacune de mes créations. Sans doute une trace de mon amour pour les teintes et la chaleur du Sud, et de ma jeunesse passée en Centrafrique.

J’aime aller à la rencontre de l’autre, le découvrir et l’écouter. « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger » est un moteur et une évidence pour moi.

Je crois très fort aux belles rencontres, et j’ai la très grande chance d’en faire régulièrement. Je dois énormément à Annelyse, la talentueuse créatrice de Pois, Vichy et cie, qui m’a prise sous son aile alors que je débutais. J’ai trouvé dans la profession de précieuses alliées. Les communautés de femmes, bienveillantes, aimantes et non-jugeantes, sont pour moi indispensables et très équilibrantes. Je l’ai expérimenté lors de mes maternités, au travers d’une association de soutien à l’allaitement, avec mes amies et ma famille, et je le retrouve au travers de l’association l’Escadron en Talons, avec la rencontre de femmes entrepreneuses profondément humaines et traversant les mêmes problématiques que moi. Le partage est une valeur essentielle pour moi.

J’affectionne particulièrement les marchés artisanaux, qui me permettent des échanges ô combien enrichissants. C’est aussi dans le regard des visiteurs que les créations imaginées dans la solitude de l’atelier prennent vie. C’est également une source régulière de stress ! La vie d’entrepreneuse est une remise en question continuelle. Est-on sur la bonne voie, ce que l’on fait est-il à la hauteur, cela va-t-il plaire ? Il y a tellement de nous dans ce que l’on présente à nos clients … Et puis, cela n’est pas de tout repos. Il faut être sur tous les fronts, artisan, photographe, communicante, comptable, informaticienne …

Et réussir à être présente, au milieu de ces préoccupations et occupations chronophages, pour les siens, ceux qui représentent notre respiration et notre oxygène …

Un vrai travail d’équilibriste … !

Je vends surtout sur les marchés artisanaux, dans les Hauts de France, mais j’expose depuis peu dans une très jolie boutique sur Orchies, les Drôles de marchandes. J’ai également une boutique en ligne sur Etsy, et présente régulièrement mes bijoux sur Instagram et Facebook.

Vous pouvez retrouver les créations d’Isabelle ici :

Instagram : https://www.instagram.com/apphiacreations/

Facebook : https://www.facebook.com/Apphia.Creations/

Boutique Etsy : https://etsy.com/fr/shop/ApphiaCreations

Les Drôles de marchandes : 20, rue Germain Delettrez Orchies